DU BON VIN

2ème dimanche du Temps Ordinaire – Année C

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.
Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »
Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres).
Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié
et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.  (Jn 2, 1-11)

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Jésus a toujours été connu comme le fondateur du christianisme. Aujourd'hui, cependant, une autre attitude commence à émerger : Jésus appartient à tout le monde, pas seulement aux chrétiens. Sa vie et son message sont le patrimoine de l'humanité.

Personne en Occident n'a eu un tel pouvoir sur les cœurs. Personne n'a mieux exprimé que lui les préoccupations et les questions de l'être humain. Personne n'a éveillé autant d'espoir. Personne n'a communiqué une expérience aussi saine de Dieu sans projeter sur lui des ambitions, des peurs et des fantômes. Personne ne s'est approché de la douleur humaine d'une manière aussi profonde et attachante. Personne n'a ouvert une espérance aussi ferme face au mystère de la mort et de la finitude humaine.

Deux mille ans nous séparent de Jésus, mais sa personne et son message continuent d'attirer beaucoup de monde. Il est vrai qu'il ne suscite que peu d'intérêt dans certains milieux, mais il est vrai aussi que le passage du temps n'a pas effacé son pouvoir de séduction ni étouffé l'écho de sa parole.

Aujourd'hui, alors que les idéologies et les religions traversent une crise profonde, la figure de Jésus échappe à toute doctrine et transcende toute religion, pour inviter directement les hommes et les femmes d'aujourd'hui à une vie plus digne, joyeuse et pleine d'espérance.

Les premiers chrétiens ont fait l'expérience de Jésus comme source de vie nouvelle. Ils ont reçu de lui un souffle nouveau pour vivre. Sans lui tout redevenait sec, stérile et terne.

L'évangéliste Jean écrit l'épisode des noces de Cana pour présenter symboliquement Jésus comme le porteur d'un "bon vin", un vin nouveau capable de raviver l'esprit.

Jésus peut être aujourd'hui le levain d'une nouvelle humanité. Sa vie, son message et sa personne nous invitent à inventer de nouvelles formes de vie saine.

Il peut inspirer des chemins plus humains dans une société qui recherche son bien-être en étouffant l'esprit et en tuant la compassion.

Il peut éveiller le goût d'une vie plus humaine chez des personnes vides d'intériorité, pauvres d'amour et en manque d'espérance.

 

Auteur : José Antonio Pagola
Traducteur : Carlos Orduna, csv

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