Vie de l'Eglise

Archidiocèse de Ouagadougou : BIOGRAPHIE D’UN GÉANT PÈRE DE L’ÉGLISE FAMILLE

A l’occasion de la célébration de ses 25 ans de vie épiscopale dimanche 28 novembre 2021, Catholique.bf vous propose une biographie sommaire de l’archevêque métropolitain de Ouagadougou.

 Son Éminence le Cardinal Philippe OUEDRAOGO a vu le jour à Konean (à Kaya, province du Sanmatenga région du Centre-Nord) le 31 décembre 1945. Il est fils de ZUDWENDE Pierre OUEDRAOGO et de Pegrima Jeanne.

 

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Église Catholique : à quelques jours de la célébration de ses 25 ans de vie épiscopale le Cardinal Philippe OUEDROGO se confie à la presse

Le 23 novembre 2021, jour d’incidence de sa nomination, le cardinal Philippe OUEDRAOGO a accordé une interview à Radio Ave Maria, TV Maria et la radio diocésaine de Kaya. Dans son interview, il est revenu sur son enfance, son parcours sacerdotal et exprimé ses vœux les plus chers pour le Burkina Faso. Catholique.bf vous donne un résumé de l’interview.

 

Radio Ave Maria (RAM) : Si on vous demandait de vous présenter, qu’est-ce que vous direz de vous-même ?

Cardinal Philippe OUEDROGO (CPO) : Merci pour l’intérêt porté à ma vie et à ce que le Seigneur a voulu faire de moi. Je me rappelle qu’un auteur français a dit : le «moi» est haïssable. J’ai horreur de parler de moi, donc vous me faites faire un exercice très difficile (rires…). Comme vous le savez, je suis né dans les collines du Sanmatenga (à Kaya) dans une famille très cosmopolite où il y a plusieurs religions : la religion traditionnelle, l’islam et aussi un bon nombre de protestants. J’ai même un neveu qui est pasteur protestant(rires) ; j’ai un frère qui est imam ; donc voyez le contexte dans lequel je suis né. Mais un hasard de circonstance a voulu que mon père m’envoi à Kaya, dans la petite ville où vivait mon grand-père paternel. C’est là que j'ai connu le christianisme. J'ai fréquenté l'école primaire privée catholique et passé donc toute mon enfance à Kaya. J’ai connu le christianisme grâce au mouvement CVAV (NDLR, Cœurs vaillants Âmes Vaillantes) et plus tard le séminaire. Au CM2, notre aumônier CVAV m'a proposé de passer le test du Petit Séminaire et je me suis retrouvé à Pabré, promotion 1959. Nous sommes rentrés à 32, malheureusement il n'y avait qu'un seul prêtre (NDLR, lui-même) qui n'était pas le mieux indiqué. C’est un peu mon histoire.  

 

 RAM : Êtes-vous le premier garçon de la famille ou avez-vous des aînés ?

 CPO : Nous sommes une famille de polygame. J’ai des ainés qui sont des enfants d'autres femmes, mais de ma maman nous sommes six (6) et j'ai une grande sœur. Des six enfants de ma mère, il y a trois qui sont chrétiens et trois qui sont musulmans. Voici la réalité de ma famille

 

RAM : Quels ont été les sentiments de vos parents après l'ordination d'évêque ?

 CPO : Mon papa était un ancien combattant de l'armée française, un homme assez ouvert. Dans ma famille il y avait beaucoup d'oppositions à ma vocation mais jamais mon père ne m'a contrarié ; jamais il n'a levé la main contre ma vocation ; au contraire il réfutait tous ceux qui cherchaient à me détourner de ma vocation. Donc je dois certainement ma vocation à Dieu et aussi à mon père. S’il s'était opposé à ma vocation je n'aurais pas pu lui résister. Je rends grâce au Seigneur, que le Seigneur l'accueille auprès de lui. Une de mes joies est qu'il a été baptisé avant sa mort, ce qui me comble de joie.

 

RAM : Éminence, 25 ans après votre sacre épiscopal et presque 50 ans après celui de l’ordre sacré du presbytérat, comment vous sentez vous dans cette peau sacerdotale ? Qu’avez-vous à partager ?

 CPO : Comme le disait Sainte-Thérèse de l'enfant Jésus :   tout est grâce, et moi je n'ai aucun mérite. Dieu nous fait acception de sa personne ; il choisit qui il veut, quand il veut, comme il veut et où il veut. C’est un peu les sentiments que j'ai eus quand je regarde à rebours les événements qui se sont déroulés dans ma petite existence humaine chrétienne. C'est surtout une action de grâce au Seigneur et à l'instar de la Vierge Marie, mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur le puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom. Voici les sentiments qui m'habitent. Enfin, tout cela n'est rien d'autre qu'un service. Ce n’est pas pour ma gloire personnelle. Dans l'Église, l'autorité n'est rien d'autre qu'un service et c'est le trait marquant de mon existence sacerdotale et épiscopale.

 

RAM : Vous apprenez votre nomination comme Évêque de Ouahigouya par le Pape Saint Jean Paul II. Comment avez-vous accueilli cette nomination ?

 CPO : Bien sûr avec beaucoup de surprises. J’étais directeur du Petit Séminaire et j'ai eu la grâce d'ouvrir le petit séminaire Saint-Cyprien de Kaya. L’Évêque m'a signifié une autre nomination, une autre mission après 4 ans. J’étais vraiment (rires) surpris mais comme je l'ai déjà dit tout est don de Dieu ; tout est grâce et ce n'est rien d'autre qu'un service, donc je l'ai accueilli comme un service.

 

RAM : De Kaya vous vous retrouvez à Ouahigouya ou vous succédez à Mgr Marius OUEDRAOGO de Vénérée mémoire…avez-vous eu des appréhensions particulières pour la prise de possession canonique de ce siège ? Vos joies est vous défis dans ce diocèse ?

CPO : Autant ma nomination fut une grande surprise pour moi, autant celle de servir dans le diocèse de Ouahigouya était un autre défi pour moi. Mais les deux diocèses étaient assez liés. Remplacer un homme comme Monseigneur Marius OUEDRAOGO qui était vraiment vénéré comme vous le dites, ce n'était pas évident, mais j'ai senti que le peuple de Ouahigouya m'a accueilli. Je n'ai jamais senti qu'ils m'ont considéré comme un étranger, aussi bien au niveau des laïcs que du clergé. Je me suis senti vraiment accueilli et nous avons essayé de travailler pour le bien du diocèse dans les perspectives de ma devise épiscopale : unis dans l'amour annonçons Jésus Christ. Je n'avais pas d'autres projets ou d'autres intérêts à Ouahigouya que d'être au service de l'Église, au service du royaume.

 

RAM : Quel souvenir gardez-vous de ces dates 13 mai 2009 et 13 juin 2009 ? Racontez-nous les joies et les peines d’un archevêque, d’un cardinal ?

CPO : (rires) vous me demandez trop de choses hein !!! l'épiscopat du Burkina était composé de pas mal de personnes qui sont en plus mes aînés et qui ont certainement plus d'expérience que moi. Je ne sais pas pourquoi et qu'est-ce qu'ils ont considéré pour que je me retrouve archevêque de Ouagadougou. Comme je l'ai déjà dit, tout est grâce. Même en rêve je n'aurais jamais imaginé que je me retrouverai ici à Ouagadougou un jour. Il y a 3 prêtres qui ont marqué ma vie. C’est celui qui m'a nommé évêque à Ouahigouya, Jean-Paul II. Il y a aussi Benoît XVI, qui m'a transféré à Ouagadougou ; il a fait de moi un membre du collège cardinaliste. Ainsi, toutes ces dates historiques sont vraiment d’une grande importance pour moi. Mais ce n'est rien d'autre qu'un service de la Parole de Dieu, du Royaume de Dieu, du service de mes frères et sœurs. Peu importe mes limites humaines, ce qui importe c'est que j'aime et j'ai toujours aimé l'Église que j'ai découverte, que j'ai connue par la grâce de Dieu et Dieu a voulu faire de moi un serviteur et me voici avec mes limites humaines.

 

RAM : Pouvez-vous revenir sur les chantiers entrepris au niveau de Ouahigouya ? (Petit séminaire, la création de la paroisse Christ Roi de l’Univers …). Vous êtes la cheville ouvrière d’un monastère. Comment se comporte ce monastère et quel est son avenir ?

  CPO : Comme le disent les mossis, si le chef est brave sa suite est brave : le français dit César a fait le pont mais le latin est plus astucieux, il dit César a fait faire le pont. Ce n’est pas la même chose. L’Évêque a construit et l'Évêque à fait construire… (rires dans la salle) c'est pour dire, bien sûr il y a le premier responsable mais j'avais autour de moi des prêtes avec qui nous étions en communion à Ouahigouya. La création du Petit Séminaire n'a pas posé de problème. Rome avait demandé de faire une mission parce que j'étais consultant de la congrégation pour l'évangélisation des peuples. Aux termes de cette évangélisation j'ai dit, mais qu'est-ce que vous allez faire pour moi ? il faut m'aider à construire un séminaire. C’est ainsi que le séminaire (le séminaire Notre-Dame de Nazareth) a été construit. Il y a eu d'autres œuvres par la suite grâce aux laïcs, religieux et surtout grâce aux prêtres. Je me rappelle bien que j'étais préoccupé par l'absence de l'Église dans certaines populations du diocèse de Ouahigouya notamment les Peuls. Alors on a pu créer la paroisse de Arbinda avec les missionnaires d'Afrique, les Pères Blancs. Voilà un peu pour répondre à votre curiosité (rires des journalistes et du cardinal)

 

RAM : Peut-on avoir un bilan de votre épiscopat actuel au niveau de Ouagadougou et sur le plan universel ? Quelles ont été vos motivations dans l’exécution de vos chantiers à Ouagadougou ? Cela a-t-il été facile, sinon quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Qu’attendez-vous de votre presbyterium et des laïcs ?

CPO : En fait c'est une continuité. J’ai appris à être Évêque à Ouahigouya (…) il n'y a pas d'école pour être évêque. On est formé pour être prêtre et on regarde parmi les prêtres celui qui peut faire ces services et certains sont choisis pour faire l'épiscopat. Quand je suis arrivé à Ouagadougou, le slogan que j'ai lancé à la prise de possession était : Duc in altum !, aller au large. Ce n'était pas de moi, c'est de Jésus, l'Évangile de Saint-Luc. C’est un slogan pastoral. Tandis que ma devise épiscopale c'est Unis dans l'amour annonçons Jésus-Christ. Nous voulons bâtir une Église de type familial à l'exemple des communautés chrétiennes des Actes des Apôtres : Église famille de Dieu à travers les communautés chrétiennes de base pour susciter des responsabilités au milieu des laïcs. bien sûr, nous avons d'autres préoccupations mais l'option pastorale fondamentale c'est l'évangélisation. Comment donner Jésus à tous ceux qui ne le connaissent pas et comment aider ceux qui connaissent Jésus à le connaître, à l'aimer davantage et à vivre davantage de lui ? C’est la priorité des priorités. Cela nous a permis de créer un certain nombre de paroisses. En 12 ans, nous avons fondé 11 paroisses et nous sommes en train de nous organiser pour une autre étape. Même si je vais à la retraite cela va se poursuivre. Il y a une dizaine de paroisses encore en vue et nous allons impliquer les laïcs.

 

 RAM : Avez-vous rencontré des difficultés dans l'exécution de ces chantiers ?

 CPO : Bien sûr, il y a des difficultés. L’insuffisance des moyens financiers est par exemple une difficulté réelle. Nous sommes en ville, il y a des gens qui ont du travail mais la majorité n'a pas de travail. Il y a beaucoup de pauvreté et de misère. À l'archevêché ici, vous voyez le nombre de déplacer qui sont venus ? c'est vraiment une préoccupation. Je ne pense pas que nous ayons réussi à relever le défi de la pauvreté et de la misère, d'où la nécessité de travailler davantage pour l’autoprise en charge.  

 

RAM : Vos rapports avec les autorités politiques ont-ils été comme vous le souhaitez ? Qu’attendez-vous d’eux ?

CPO : Pour moi, ce sont des rapports de respect. Ce sont nos autorités et comme nous l'enseigne Saint-Paul, nous devons respecter nos autorités. Le respect et aussi la collaboration. « Le peuple n'est pas la propriété des gouvernants, le peuple n'est pas la propriété de l'Église. Le peuple appartient à Dieu et nous ne sommes rien d'autre que des serviteurs de ce peuple ». Dès lors que nous ne comprenons pas cela, il y a un problème. Ceux qui sont établis pour gouverner ce peuple ont droit à notre respect. En tant qu’Église, nous essayons aussi d'être autonome et de sauvegarder notre liberté : autonomie et liberté pour que nous puissions être au service de notre peuple ! Que Dieu nous aide !

 

RAM : Comment appréciez-vous le contexte d’insécurité dans laquelle vit notre pays actuellement ? Comment abordez-vous cette question avec les gouvernants présentement ?

CPO : C'est une préoccupation permanente pour nous tous. Tant qu'il n'y a pas la paix tout est compromis. La situation actuelle est préoccupante. Il nous faut la paix ; il nous faut travailler pour la paix. Moi, je dis souvent que la paix c'est un don de Dieu et la paix c'est aussi le fruit des efforts des hommes. Je dis souvent que la prière c'est notre kalachnikov de riposte. Nous n'avons pas d'autre chose à faire d'abord. Sans un sursaut d'action face à l'ennemi commun nous ne nous en sortirons pas. Il nous faut dépasser nos intérêts personnels, nos intérêts individuels et nos intérêts de groupe pour regarder dans la même direction, c'est ce qui peut contribuer au bien du pays.

 

RAM : Vous portez un intérêt particulier au dialogue interreligieux. On voit votre effort d’approcher les autres dénominations confessionnelles. Comment gérez-vous cette approche assez délicate ? Quelles faiblesses notez-vous à ce niveau ? Et les forces actuelles dans notre pays ?

CPO : Le dialogue interreligieux reste pour nous un grand défi pastoral dans notre contexte. Le Concile Vatican II a beaucoup insisté sur cela. Pour notre vivre-ensemble, nous avons surtout besoin de collaborer, de nous respecter mutuellement. C’est à Ouahigouya que j'ai appris à intensifier cette pastorale du dialogue interreligieux. Les autres confessions jouent aussi le jeu. Ce matin nous étions ici ensemble avec les protestants, les religions traditionnelles, les chef coutumier, les catholiques et les musulmans pour voir ensemble comment nous pouvons faire pour manifester notre solidarité envers notre peuple en souffrance et surtout contribué à sauvegarder le dialogue. Si le dialogue est rompu nous n’avançons pas et nous ne trouverons pas de solution appropriée à notre problème. Le dialogue interreligieux est une grande nécessité, ce n'est pas toujours facile, mais nous n'allons pas baisser les bras.

 

RAM : Quels défis pastoraux persistent encore en vous que vous voulez recommandez aux chrétiens et aux hommes et femmes de bonne volonté ?

CPO : L'essentiel de la vie de foi c'est l'Évangile, l'amour de Dieu et l'amour des frères et sœurs. Il n'y a pas autre chemin pour vivre selon Dieu. Aimer Dieu de tout son cœur, de tout son âme, de tout son esprit et aimer son prochain comme soi-même, il n'y a pas d'autres chemins ; cela résume tous les commandements.

 

RAM : Un vœu à l’occasion de ce jubilé

CPO : Le Pape dit toujours : priez pour moi, et moi je vous dis aussi de prier pour moi. Je ne voudrais pas que ce jubilé, dans ce contexte d'insécurité, soit marqué par des festivités. On met plutôt l'accent sur la prière et une attention aussi aux pauvres et les malades. Le samedi si les choses vont bien, on va célébrer la messe d'action de grâce et nous allons surtout prier pour la paix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Église catholique : La laïcité au cœur des débats

 

Le SEPAFAR (Service Pastoral pour la formation et l’Accompagnement des Responsables) a initié un panel sur la laïcité au Burkina Faso. C’est dans la chapelle Bethléem de la Cathédrale notre Dame de l’Immaculée Conception de OUAGADOUGOU que le SEPAFAR a animé son panel sur le thème : «la laïcité au Burkina Faso : perception, enjeux et défis pour la construction d’un État moderne harmonieux». Ce 21 novembre 2021, c’est avec un public composé des représentants de la communauté musulmane, protestante et celle de la religion traditionnelle que le panel a été animé.

Étaient présents au présidium, le Dr Abdoulaye SAWADOGO, enseignant (sociologue) chercheur à l’université Pr Joseph Ki-ZERBO, Dr Inoussa Compaoré iman et enseignant à l’université de Ouahigouya, l’Abbé Achille OUEDROGO, Professeur en droit et jurisprudence ecclésiastique. On note également la présence de Osée Gaétan Possy-Berry QUENUM (modérateur), directeur général de RAYNAL assurance.

Les trois panelistes ont d’entrée de jeu reconnu que le mot laïcité revêt un caractère multidimensionnel (un mot qui a plusieurs définitions). Mais tous s’accordent à souligner la nécessité de comprendre la laïcité dans le sens d’une nécessaire séparation claire et nette entre l’État et les religions. La constitution burkinabè mentionne le caractère laïc du pays mais ne donne pas une définition précise du concept de la laïcité. « L’article 31 évoque le caractère laïc du Burkina Faso mais le contenu n’est pas clarifié », a fait remarquer le Dr Abdoulaye SAWADOGO. « Le concept de la laïcité n’est pas explicite au Burkina Faso », a renchéri l’Abbé Achille OUEDROGO.

Pour l’imam Inoussa SAWADOGO, le Burkina Faso doit trouver une définition précise à la laïcité. «Le Burkina Faso doit trouver sa propre laïcité c’est-à-dire une laïcité à la Burkinabè », explique-t-il. Pour lui, le modèle actuel de la laïcité est une importation de l’extérieur. Le Burkina Faso doit donc se baser sur son passé et ses propres réalités pour trouver et définir sa propre laïcité.

Par la suite, les trois panelistes ont également noté certains manquements au Burkina Faso en termes de laïcité. «Il y a un déséquilibre en termes de neutralité et d’impartialité entre l’État et les religions», explique M. SAWADOGO. Pour lui, il est difficile pour l’État d’être neutre entre les religions à cause du lien entre le pouvoir, l’économie et la religion. Il ajoute aussi que l’État privilégie les religions révélées notamment le catholicisme. 

L’imam COMPAORE a de son côté relevé les injustices dans les congés scolaires (congés de Noël et congé de Pâques) et les jours fériés qui sont en faveur des chrétiens. Il note cependant que l’État a fait des efforts pour gommer ces inégalités en changeant ne serait-ce que les dénominations des congés qui sont devenus maintenant des ‘‘congés trimestriels’’.

Pour conclure, tous les panelistes ont porté la remarque judicieuse selon laquelle la laïcité doit être un facteur de construction démocratique. «L’État n’a pas de mécréants ni d’apostats, l’État n’a que des citoyens (…). «La laïcité doit être un ami et non un ennemi (comme c’est le cas en France) des religions», explique l’Abbé OUEDROGO. Selon lui, le deuxième nom de la laïcité c’est le ‘‘Faso d’abord’’. «la laïcité est une question d’éducation car on ne nait pas laïc, on n’est éduqué à le devenir», a-t-il conclu.

Le Dr Abdoulaye SAWADOGO a évoqué la notion du fidèle laïc qui est un exemple de bon croyant vivant sa foi et qui utilise les valeurs de sa foi pour être un modèle de bon citoyen dans la société. Pour lui, la diversité des religions au Burkina Faso doit être une richesse pour le bon vivre- ensemble et non un obstacle. « L’État doit jouer son rôle de garant et d’équilibre entre les religions pour éviter certains dérapages» a-t-il conclu.

En rappel, le SEPAFAR est le Service Pastoral pour la formation et l’Accompagnement des responsables. Il organise régulièrement des conférences sur des thèmes fondés sur la doctrine sociale de l’Église. Sa mission est de rendre témoignage de la foi au Christ, compagnon d'Emmaüs et d’être vraiment le sel de la terre et la lumière du monde.

C'est un cadre de réflexion, de concertation et d'action pour tous ceux et toutes celles qui participent aux prises de décisions, surtout dans les domaines de l'administration publique, du législatif, de l'exécutif, dans les domaines du secteur privé, des mouvements et associations.

Église catholique : le sens des couleurs dans la liturgie

 

Plusieurs couleurs de vêtements sont utilisées dans la liturgie catholique lors des célébrations liturgiques. Les quatre principales sont le blanc, le vert, le rouge et le violet. À cela s’ajoute la couleur or. Ces couleurs varient en fonction des circonstances ou fêtes spécifiques. Ces différentes couleurs ont une signification symbolique et très précise. Nous avons rencontré l’Abbé Kizito NIKIEMA pour mieux comprendre la signification de ces différentes couleurs.

Les couleurs dans la liturgie catholique ont une signification particulière car elles expriment la fête, la passion, l’espérance, la pénitence, le deuil… Selon l’Abbé Kizito NIKIEMA, La signification spirituelle des quatre principales couleurs sont les suivantes :

Le blanc est la couleur liturgique des ornements utilisés pendant les temps de Noël et de la Pâques. Il est aussi utilisé pour l'Épiphanie, le Jeudi saint, le dimanche de Pâques, l'Ascension et la Toussaint. On peut la retrouver lors des fêtes de la dédicace, de la Vierge Marie, des anges, des pasteurs, des saints et saintes qui ne sont pas martyrs. Le blanc évoque la pureté et encore plus, la gloire divine. C’est la couleur de la résurrection.

Le vert (du latin viridis signifiant florissant) : C’est la couleur liturgique du temps ordinaire. Il évoque la croissance de l’Église grâce à la sève venue de Dieu. Elle fait aussi référence à ce temps où les fidèles vivent dans l’espérance en se nourrissant de la parole de Dieu.

L’Abbé Kizito NIKIEMA explique également que dans la liturgie catholique, le violet est la couleur des temps d’attente et de pénitence (temps de l’avent, avec le et temps de carême). C’est une couleur qui évoque la douleur et la souffrance. C’est aussi le temps de la réflexion et du pardon lors du carême avant d’être unifié au Christ le jour de la résurrection. C’est une couleur qui est aussi utilisée pour les célébrations pénitentielles et les offices des défunts.

Le rouge est la couleur liturgique qui symbolise le sang du Christ et le feu de l’Esprit saint. Il est utilisé le dimanche de la passion (dimanche des rameaux), le Vendredi saint, le jour de la Pentecôte, les messes en l’honneur de l’Esprit Saint, la fête de l’exaltation de la sainte Croix (le 14 septembre), la fête des apôtres et évangélistes et la fête des saints martyrs, ceux qui ont versé leur sang à cause de leur attachement à Jésus-Christ.

«l’or est utilisé pour les grandes solennités (Noël, Pâques, etc.) à la place du blanc», explique-t-il.

Il faut noter que la couleur fondamentale des vêtements liturgiques fut originellement le blanc, couleur des vêtements du Christ transfiguré et ressuscité, dont le symbolisme s'enracine dans les textes bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testament.

Archidiocèse de Ouagadougou : la paroisse universitaire saint Albert le Grand célèbre sa fête patronale

Ce dimanche 14 novembre 2021, la paroisse universitaire a célébré une messe d’action de grâce à l’honneur de son saint patron saint Albert le grand. Au cours de cette célébration, la paroisse a saisi l’occasion pour demander à saint Albert le grand d’intercéder auprès de Dieu pour que la paix revienne au Burkina Faso.

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Province ecclésiastique de Ouagadougou : des décisions prises suite à l’assemblée plénière

Réunie pendant deux jours au centre Jean Paul II de Ouagadougou, la province ecclésiastique de Ouagadougou, par la voix du Cardinal Philippe OUEDRAOGO a livré la synthèse de ses travaux ce dimanche 14 novembre 2021.  C’était au cours d’une célébration eucharistique qui a eu lieu au sein de la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception.

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Clôture de la 5e assemblée de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) : le cardinal Philippe OUEDROGO (chancelier) appelle les unités universitaires de l’UCAO à marcher dans la communion

Les responsables administratifs de l’UCAO ont clôturé leur 5e assemblée ce vendredi 12 novembre 2021. Après cinq jours de travaux, le Conseil Épiscopal Directeur (CED) présidé par le cardinal Philippe OUEDRAOGO, s’est réuni au rectorat de l’UCAO (à Ouagadougou) pour échanger par vidéoconférence avec les responsables des autres unités universitaires de l’UCAO. À l’occasion de la clôture de cette assemblée, le cardinal Philippe OUEDRAOGO a invité les différentes unités universitaires à l’union.

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Foi Catholique : la paroisse de Dassasgho et celle de la Cathédrale ouvrent la série des pèlerinages au sanctuaire Notre Dame de Yagma

Ce dimanche 31 octobre 2021, les fidèles Catholiques de la paroisse de Dassasgho et de la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception, ont effectué leur pèlerinage au sanctuaire Notre Dame de Yagma. Ces deux paroisses marquent ainsi l’ouverture des pèlerinages par paroisses et institutions à Yagma pour l’année pastorale 2021-2022.

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Foi Catholique : «Je suis Catholique non pratiquant», pourquoi entend-on cette expression de plus en plus ?

De nos jours on rencontre de plus en plus de Catholiques dont les messes de dimanche sont leur dernier souci. Lors des discussions, ces personnes n’hésitent pas dire fièrement : ‘‘je suis Catholique non pratiquant’’. Ceci pour signifier qu’ils sont Catholiques mais qu’ils ne vont pas à l’église. Qu’est-ce qui explique la recrudescence des Catholiques qui vont rarement ou jamais aux messes de dimanche ? nous avons interrogé plusieurs Catholiques non pratiquants de la ville de Ouagadougou pour mieux comprendre

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Église Catholique : le Cardinal Philippe OUEDRAOGO lance l’ouverture de la XVIè Assemblée générale ordinaire du synode des évêques dans l’Archidiocèse de Ouagadougou

À l’instar des autres diocèses du monde entier, l’archidiocèse de Ouagadougou a marqué l’ouverture des travaux du synode sur la synodalité ce dimanche 17 octobre 2021. Convoqué par le Pape sous le thème « pour une église synodale : communion, participation et mission », ce synode, dont la tenue est précédée par une large consultation du peuple de Dieu, a été lancé par une célébration eucharistique, présidée par son Éminence Philippe Cardinal OUEDRAOGO au sein de la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Ouagadougou.

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